dimanche 27 mars 2016

Un pont vers le futur.

Depuis quelques temps les Pays-Bas sont reconnus comme étant un pays incubateur d’innovation. Il compte un grand nombre de start-up et d’entreprise de pointe, principalement regroupé à Amsterdam, Rotterdam et Delf. La dernière innovation qui fait beaucoup parler d’elle est la création d’un pont réalisé en impression 3D. La société MX3D, une start-up néerlandaise a décidé de mener ce projet fou à Amsterdam, du a ces nombreux canaux, ou il devrait voir le jour en septembre 2017. Ce dernier étant soutenu par un grand nombre d’entreprises tel que Arcelor Mittal (entreprise sidérurgique), Oerlikon (entreprise technologique) ou encore ABB (entreprise d’ingénieurs). Le but de cette innovation est de montrer « la supériorité de la soudure par arborescence sur celle par laser ».
Outre le fait d’une innovation scientifique, il y a de forts enjeux politiques. Pour l’un des fondateurs de l’entreprise MX3D si le projet fonctionne cela permettrait « la colonisation des planètes » par les robots. Ainsi grâce à l’avancée de la robotique il serait maintenant possible de construire rapidement et efficacement un grand nombre d’infrastructures et d’atteindre ainsi des milieux « hostiles », que l’être humain n’a pas encore été capable « d’apprivoiser ».

Les Pays-Bas se placeraient ainsi au cœur de l’innovation et du futur. Tel que l’appui la ex-commissaire européenne à la concurrence et l’économie numérique qui est une des représentantes de ce projet, le but est de faire passer le Pays-Bas au rang de « le troisième meilleur écosystème sur le Vieux Continent pour les sociétés innovantes ». Ce projet permettrait une révolution à la fois économique, politique, scientifique et sociale.

Nous pouvons mettre en lien cette innovation avec la pensée de Max Weber. Pour ce dernier notre société capitaliste est touchée par la rationalité. Celle-ci est un processus qui touche de plein fouet notre société dans toutes ses actions, ce qui se traduit par l’essor des sciences et de la technique. L’entreprise est désormais guidée par la recherche de profits a travers des moyens rationnels. La rationalisation du travail vise à une recherche permanente d’innovation afin de produire de la façon la plus efficace. Dans ce projet, nous retrouvons en tout point la pensée de Weber.

Une autre pensée qui est à prendre en compte est celle de Schumpeter. Pour ce dernier notre société capitaliste est fondée sur le principe d’innovation, poussé par la concurrence. Mais cette recherche constante d’innovation est pour Schumpeter ce qui va causer la perte du capitalisme. L’« innovation destructrice », comme le défini le sociologue, détruit les fondements de la société et entraine une bureaucratisation des entreprises, une destruction des couches protectrices et un découpage de la propriété privé.

Ainsi cette innovation majeure dans la science, est-elle réellement positive ? Ne reflète-t-elle pas juste un désir de conquête de l’individu de la « colonisation des planètes » ?
Cette dernière va permettre une grande avancée la ou aucun individu par sa force de travail n’avait encore jamais réussi. Mais la question de la robotisation se pose encore. Ils vont une fois de plus remplacer les humains dans leurs taches, prendre des emplois, et déshumaniser la société. Nous devons encore nous poser la question de quelles sont les limites que la société, par l’innovation, ne doit pas franchir. Et pour se faire reprendre en compte la pensée de Weber et Schumpeter, sur la destruction de la société par l’innovation.


Candice Flusin


https://www.letemps.ch/economie/2016/03/11/pays-bas-contree-start-up

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