Depuis
quelques temps les Pays-Bas sont reconnus comme étant un pays incubateur
d’innovation. Il compte un grand nombre de start-up et d’entreprise de pointe,
principalement regroupé à Amsterdam, Rotterdam et Delf. La dernière innovation
qui fait beaucoup parler d’elle
est la création d’un pont réalisé en impression 3D. La société MX3D, une start-up
néerlandaise a décidé de mener ce projet fou à Amsterdam, du a ces nombreux
canaux, ou il devrait
voir le jour en septembre 2017. Ce dernier étant soutenu par un grand nombre
d’entreprises tel que Arcelor Mittal (entreprise sidérurgique), Oerlikon
(entreprise technologique) ou encore ABB (entreprise d’ingénieurs). Le but de
cette innovation est de montrer « la supériorité de la soudure par
arborescence sur celle par laser ».
Outre
le fait d’une innovation scientifique, il y a de
forts enjeux politiques. Pour l’un des fondateurs de l’entreprise MX3D si
le projet fonctionne cela permettrait « la colonisation des planètes »
par les robots. Ainsi grâce à l’avancée de la robotique il serait maintenant
possible de construire rapidement et efficacement un grand nombre d’infrastructures
et d’atteindre ainsi des milieux « hostiles », que l’être humain n’a
pas encore été capable « d’apprivoiser ».
Les
Pays-Bas se placeraient ainsi au cœur de l’innovation et du futur. Tel que
l’appui la ex-commissaire européenne à la concurrence et l’économie numérique
qui est une des représentantes de ce projet, le but est de faire passer le
Pays-Bas au rang de « le troisième meilleur écosystème sur le Vieux
Continent pour les sociétés innovantes ». Ce projet permettrait une révolution
à la fois économique, politique, scientifique et sociale.
Nous pouvons mettre
en lien cette innovation avec la pensée de Max Weber. Pour ce dernier notre société
capitaliste est touchée par la rationalité. Celle-ci est un processus qui
touche de plein fouet notre société dans toutes ses actions, ce qui se traduit
par l’essor des sciences et de la technique. L’entreprise est désormais guidée
par la recherche de profits a travers des moyens rationnels. La rationalisation
du travail vise à une recherche permanente d’innovation afin de produire de la façon
la plus efficace. Dans ce projet, nous retrouvons en tout point la pensée de
Weber.
Une autre pensée qui
est à prendre en compte est celle de Schumpeter. Pour ce dernier notre société
capitaliste est fondée sur le principe d’innovation, poussé par la concurrence. Mais cette recherche constante
d’innovation est pour Schumpeter ce qui va causer la perte du capitalisme. L’« innovation
destructrice », comme le défini le sociologue, détruit les fondements de
la société et entraine une bureaucratisation des entreprises, une
destruction des couches protectrices et un découpage de la propriété privé.
Ainsi cette
innovation majeure dans la science, est-elle réellement positive ? Ne reflète-t-elle
pas juste un désir de conquête de l’individu de la « colonisation des
planètes » ?
Cette dernière va
permettre une grande avancée la ou aucun individu par sa force de travail
n’avait encore jamais réussi. Mais la question de la robotisation se pose
encore. Ils vont une fois de plus remplacer les humains dans leurs taches, prendre des emplois, et
déshumaniser la société. Nous devons encore nous poser la question de quelles
sont les limites que la société, par l’innovation, ne doit pas franchir. Et pour
se faire reprendre en compte la pensée de Weber et Schumpeter, sur la
destruction de la société par l’innovation.
Candice Flusin
https://www.letemps.ch/economie/2016/03/11/pays-bas-contree-start-up
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