L’avancement et le
perfectionnement dans le domaine de la robotisation, plus spécifiquement en ce
qui a trait à l’intelligence artificielle inquiète. L’article suivant publié
sur le site d’information la presse : http://www.lapresse.ca/actualites/sciences/201602/13/01-4950426-les-robots-intelligents-arrivent-menacant-des-millions-demplois.php le
confirme. En effet, les robots pourront
un jour exécuter la quasi-totalité des tâches humaines et pourront peut-être
même nous surpasser. Inquiétant quand on pense aux millions même aux dizaines
de millions d’emplois qui dans les 30 prochaines années seront menacés et
qu’aucun emploi ne sera épargné. En regardant dans le passé et en se basant sur
les 40 dernières années, la robotisation a en effet transformé le milieu
industriel en favorisant la productivité tout en portant atteinte à la création
et au maintien des emplois. Depuis les années 80, moment où le milieu
manufacturier a atteint son summum, l’emploi dans ce milieu n’a cessé de
diminué tout comme les revenus de la classe moyenne qui eux ont figés.
Un professeur de
sciences informatiques à l’université Cornell Bart Selman explique une
importante progression dans les 5 années précédentes particulièrement dans la
vision et l’ouïe artificielles des robots. D’autre part, des machines dites
autonomes auront la capacité de conduire
différents types de véhicules mais aussi de contrôler des drones de
surveillance. Certains employés en paieront donc inévitablement le prix.
Aux États-Unis,
l’investissement dans le domaine de l’intelligence artificielle ne cesse de
croitre. Une source indique que le Pentagone
a réclamé 19 milliards pour développer des systèmes d’armement
intelligents. Ce qui inquiète : la capacité à synthétiser, exécuter des
tâches complexes et «l’intelligence»
qu’ils atteindront. Serons-nous en perte de contrôle?
Stephen Hawking
rappelle que l’être humain est voué à une évolution biologique lente mais que
l’intelligence artificielle suit un rythme de plus en plus rapide. En 2014,
Elon Musk estime que l’intelligence artificielle et potentiellement plus
dangereuse que le nucléaire. C’est donc en 2015 qu’un groupe de personnalité
s’est mobilisé pour faire une mise en garde contre l’armement doté
d’intelligence artificielle autonome.
Ainsi, cet article rejoint
certains aspects que Joseph Alois Schumpeter aborde implicitement ou plus
explicitement dans son texte sur « le processus de destruction créatrice ». L’innovation c’est-à-dire l’exécution de
nouvelles combinaisons qui est clairement est au cœur de l’article représente
d’une certaine façon le moteur du capitalisme. Ainsi, plusieurs types
d’innovation engendrent le processus de destruction créatrice dans le cas
présent on parle principalement de nouveaux produits qui deviennent
éventuellement de nouveaux équipements et qui par le fait même font disparaître
certains équipements et emplois.
Un
impact considérable sur le plan économique est à prévoir. L’intelligence
artificielle mène à sa perte car bien qu’il crée de multiples emplois
spécialisés il serait logique de constater une diminution des emplois avec qualifications dans le domaine de la
technologie puisque les compétences des professionnels deviennent obsolètes et
que ces derniers pourront être tout simplement remplacés par de l’intelligence artificielle.
Autrement dit, l’innovation (intelligence artificielle) est
nécessairement reliée à la disparition d’activités existantes : emplois
dans le domaine de la conduite, de l’armement et au plan militaire. Malgré le
fait que l’intelligence artificielle soit une source d’amélioration notable au
plan technologique et productif elle est parallèlement la source de destruction
considérable d’emploi. Nous
avons donc les deux pieds bien ancrés dans l’ère de la destruction créatrice.
Enfin, le développement de la
technologie constitue un des grands apports de la société moderne, qui a
transformé le sens du mot progrès. Il devient alors essentiel de préciser quels
aspects de ce développement technologique, méritent d’être considérés comme un
progrès mais non destructeur. L’accroissement de la productivité est en effet
un aspect important à considérer pour les compagnies mais ne fauderait-il pas
que ces compagnies se préoccupent un peu plus de l’aspect social et des
répercussions sur le marché de l’emploi?
Par
Pénélope-Alexandra
Venskus
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