mardi 30 juin 2015

La Révolution en marche en Espagne


    En Espagne, l’un des plus importants pays d’Europe même à la vue de sa situation actuelle, il s’est passé un évènement historique. Les deux villes les plus importantes du pays, la capitale nationale Madrid et l’historique ville de Barcelone, capitale de la Catalogne, ont vus leurs mairies passés à gauche avec la victoire du mouvement des « indignés » et du parti d’extreme gauche Podemos (qui veut dire nous pouvons en Espagnol). Manuela Carmena, 71 ans, et Ada Colau, 41 ans, qui s'emparent respectivement des mairies de Madrid et Barcelone ont obtenus la majorité absolue des conseillers au cours de votes tenus secrets.

    Ces deux mouvements entendent oeuvrer sur le plan social afin d’aider les personnes les plus en difficultés. La maire madrilène raconte même l’anecdote d’une rencontre qu’elle a faite avec une personne agée. 

    Sa collègue barcelonaise entend mettre en oeuvre un plan de choc contre les inégalités à Barcelone, prévoyant de stopper les expulsions de logements, de baisser les tarifs de l'énergie et de mettre en place un revenu minimum de 600 euros. Elle mettra en place une charte concernant le plan éthique qui comprend un revenu maximal de 2200 euros par mois pour les employés de la mairie mais aussi bien encore la suppressions des avantages des élus. Elle met d’ailleurs un point d’honneur à utiliser les transports en commun.  Elle veut aussi s’attaquer au domaine du logement en transformant des immeubles vides, appartenant à des banques ou bien encore des fonds d’investissement, en logements sociaux. Le domaine du logement va de pair avec celui du tourisme. Elle prétend dans son programme vouloir réguler le tourisme qui est pour elle est la cause de la montée des prix des loyers dans le centre-ville mais aussi de l’éloignement des petits commerces. 
    Le parti Podemos (= nous pouvons en espagnol) n’est pas étranger à ces deux victoires. s’est déclaré contre l’indépendance de la catalogne mais favorable à un référendum sur la monarchie espagnole. Le mouvement des indignés fait aussi parti de ce mouvement de révolte.

    Ce vent de révolte en espagne s’inscrit dans une logique de changement qui prend de plus en plus d’ampleur à travers l’europe et bientôt le monde. Plusieurs partis ou associations aident ce mouvement à prendre de plus en plus de voix. Alors pourras t’on bientôt voir les 99% renversé la suprématie du 1% qui règne? L’avenir nous le dira.

Par Alexandre Jourdain

lundi 29 juin 2015

Mon Entreprise idéale

 Le 14 janvier 2013, la journaliste Anne Rodier a publié dans le journal ‘Le Monde’ un article qui a pour titre : " La crise conduit les entreprises à repenser la notion de performance".

 En effet, L’article indique qu’après quatre ans de crise financière, économique et sociale, Les représentants des syndicats et du patronat ont remis en cause la performance basée sur une vision purement comptable : le taylorisme ou la rentabilité financière des entreprises et de leurs salariés. Ils ont négocié une réforme du marché de travail. D’après les organisations, cette négociation doit passer à la fois, par l'évolution des compétences, l'organisation et les conditions de travail. Faisant référence à la crise, socio-économique et financière dont fait l’objet l’entreprise : "France Télécom",  les partenaires sociaux identifient cinq éléments qui sont nécessaires au bon fonctionnement à long terme des entreprises. Ce sont : l'emploi, l'organisation du travail, le management, la fonction ressources humaines et les conditions de travail. Il s’agit des considérations que je trouve intéressantes et qui reflètent la pensée moderne de l’entreprise selon les discussions faites durant les séances du cours de sociologie des organisations.

Cependant, moi, je construirai une entreprise juste pour changer la vie. Je rêve que cette grande entreprise est fondée sur les transformations de l’organisation du travail et la qualité des produits et services fournis.  Les concepteurs de mon entreprise développent des techniques et stratégies pour placer cette dernière au centre reliant les clients et les équipes multidisciplinaires qui renforcent les relations entre différents métiers et différentes tâches pour optimiser  l'intelligence des employés.
Mes clients ou mes consommateurs constituent l’épine dorsale de mon institution. Pour les maintenir et les multiplier, cette institution servira leurs intérêts non seulement en les offrant des produits et des services qui améliorent leur qualité de vie, mais aussi en les impliquant dans le partage des profit de l’entreprise par des ventes de promotion ou par l’accumulation de points ou d’estampes. En outre, à la fin de chaque période d’inventaire, lors d’une journée des clients, les clients reçoivent des récompenses de l’entreprise et les plus fidèles, un chèque d’encouragement  en fonction de leurs chiffres de consommation.

Mes équipes multidisciplinaires : mes cols bleus, mes cols blancs, mes vendeurs et mes investisseurs travaillent fort pour l’épanouissement de l’institution en créant des valeurs au niveau de la relation-travail à long terme.

 Mes cols bleus représentent les exécuteurs des tâches dans le secteur de la fabrication, de la séparation des objets, de la préparation et de l’exécution des commandes, du nettoyage et de la construction dans l’entreprise. Ils sont très importants et contribuent beaucoup à la survie de l’institution.

Mes cols blancs caractérisent mes professionnels, mes cadres de la conception et de la réalisation des tâches dans l’administration de l’entreprise. Sans eux, L’entreprise est vouée à l’échec. Au contraire, c’est avec eux que l’institution peut s’étendre dans des domaines variés à travers des régions et des pays.

Mes vendeurs des produits et des services assurent le lien entre l’entreprise et les consommateurs. La qualité, de même que le prix des produits sont des facteurs clés de la réussite de l’entreprise. Mais la façon dont ils sont représentés et vendus fait tout un monde de différence. Voilà pourquoi les vendeurs de l’entreprise doivent se sentir et se mettre dans l’obligation de bien la représenter au près du public et des consommateurs.

Les investisseurs investissent leurs capitaux pour accumuler du profit. Ils doivent, de ce fait, s’assurer que tous les secteurs de l’entreprise fonctionnent harmonieusement en respectant les règles et les politiques de fonctionnement  de l’institution. Ces règles et ces politiques sont inhérents à la réalisation de l’objectif final qui est le profit.

Donc, le développement des rapports de travail innovants doit permettre à chacun de se considérer comme un partenaire de l’entreprise.

De plus, mon entreprise idéale est guidée par l’innovation en constance des pratiques ou méthodes de travail et par la mise sur le marché de nouveaux produits et services pour satisfaire les besoins toujours en renouvellement de la clientèle.

Mon entreprise est performante. Car, elle met en place des ressources et moyens d’assurer la performance des secteurs qui la composent et fonde leur bien-être et leur confiance en elle.
Dans mon entreprise idéale, il n’y a pas de patron, pas d’employés, pas de compromis, pas de discriminations, mais il a beaucoup de chose de positif, d’excellents produits ou services , de revenus illimités et revenus résiduels, des gens avec qui il est agréable de travailler, de la liberté d’organiser leur temps,  de l’épanouissement personnel, une portée internationale, de la contribution à des causes qui tiennent à cœur, de faibles couts de démarrage, du  plaisir, etc.

Mon entreprise idéale s’inscrit dans les courants de pensée discutés durant les séances 7 à12,  notamment ceux de Joseph A. Schumpeter et Max Weber.

Clarel Jupiter,

vendredi 26 juin 2015

Quand ton nom fait peur au géant Apple


Un nouveau phénomène a récemment fait son apparition dans le monde de la musique, celui de la musique en continu. Elle permet d’avoir un accès continu d’un grand inventaire de musique en payant un petit montant par mois. Aujourd’hui, la compagnie suédoise Spotify est l’une des plus connues pour ce genre de service depuis sa mise en marché en 2008. La compagnie Apple, qui a révolutionné le marché de la musique avec son application Itunes qui permet d’acheter et de télécharger de la musique, a annoncé récemment son arrivée dans ce nouveau phénomène. En effet, il offrira dès le 30 juin son service de musique en continu avec une période d’essai gratuit de 3 mois pour ces nouveaux abonnés. Malgré la joie des usagers des produits Apple, cette annonce a cessé la colère chez les artistes.

Effectivement, la chanteuse Taylor Swift a annoncé à ces admirateurs qu’Apple Music n’allait pas la rémunérer durant cette période d’essai et qu’elle retira son album 1989 qui est présentement au sommet des ventes aux États-Unis de ce futur service Apple Music, mais aussi que ce géant bafouait les droits d’auteur de tous les artistes qui n’osent pas parler. Cette annonce a grandement troublé le géant Apple, car après quelques heures la chanteuse a reçu un appel d’Eddie Cue, le vice-président responsable des services et logiciels internet d’Apple lui annonçant que les artistes seront rémunérés durant la période d’essai. Par contre, la firme ne veut pas dévoiler les détails des négociations avec les maisons de disque ni sur la façon dont les artistes seront rémunérés.

Ce nouveau phénomène, remet de l’avant toute la question des droits d’auteurs, car l’avantage de ce genre de service est bien sûr son petit prix, mais à quel point ce petit prix influence la rémunération des artistes? Seront-t-ils payés à leur juste prix? Qu’est-ce que réellement la propriété privée? Taylor Swift justifie son droit sur ces chansons, car elles sont le résultat de son travail et viennent de sa créativité. Proudhon pour sa part prétend que la propriété n’est pas un véritable droit, car le travail ne peut justifier la propriété, car la matière première dans ce cas-ci est les sons n’est le fruit de travail de personne, ils ne peuvent appartenir à une personne. Également, un produit ne peut appartenir à une seule personne, car elle est le produit d’un travail collectif ainsi, pour obtenir une chanson il faut le travail de différents musiciens, producteur, auteurs, chanteurs, etc. De plus, sans travail on ne peut pas obtenir de propriété et sans propriété on ne peut pas obtenir de travail, autrement dit sans la maison de disque les artistes ne peuvent pas faire d’album, mais sans les artistes la maison de disque ne peut pas exister. Théoriquement, si nous suivons la définition de propriété de Proudhon Apple serait en droit d’utiliser n'importe quelles chansons sans devoir rémunérer les artistes, car ils n’auraient aucun droit sur les chansons qu’il crée.

Le monde de la musique a connu de nombreux changements auparavant, les vinyles étaient au sommet de la technologie, aujourd’hui il y a le téléchargement de la musique. Dans cet ordre d’idée, l’arrivée future d’Apple dans le monde de la musique continue marquera-t-elle la fin future du téléchargement de la musique? Sommes-nous devant la nouvelle innovation du monde de la musique? Selon Schumpeter, l’innovation serait le résultat de nouvelles combinaisons soit une modification du produit, des techniques de production et de vente, de nouvelles débouchées et marchés, une modification des sources d’apprivoisement et une modification des organisations et structures du travail. Apple music et Spotify offre des techniques de vente différente avec un prix mensuel et non unitaire comme le téléchargement, mais aussi elle offre un grand inventaire de chanson et de vidéoclip qui est accessible en tout temps et n’importe où, permettant à ces clients de découvrir de nouveaux artistes, des nouveaux d’albums, de nouveaux genres, etc. De plus, Schumpeter prétend que l’innovation doit détruire et faire disparaitre l’ancien. Il nomme ce phénomène la destruction créatrice. Ainsi, l’arrivée de ce type de téléchargement dans les téléphones intelligents amène les gens à ne plus télécharger de la musique, mais plutôt à utiliser ce type d’application en raison de son petit prix, son accessibilité, mais aussi, car la plupart offre l’option de partage soit de transférer notre nouvelle musique sur notre ordinateur ou notre tablette à distance et avec nos amis, chose qui était impossible avec le téléchargement unitaire.  

Apple music n’a pas encore ouvert ses portes au grand public, mais elle suscite déjà de nombreuses questions qui malheureusement ne seront répondues que dans un avenir prochain lorsqu’il sera possible de mesurer son impact sur l’univers de la musique actuelle. Par contre, une chose est sûre, son arrivée est grandement attendue par les admirateurs des produits Apple et les amateurs de musique.

Darnyse Marie Memnon

Quand l’esprit entrepreneur s’imprègne dans le quotidien des individus


Quand on parle dentreprise-monde, on nimagine pas à quel point cette organisation est centrale dans notre vie quotidienne. Ce qui mintéresse est le fait que cette centralité nest pas encore arrivée à son sommet, mais au contraire, elle senracine de plus en plus dune manière vertigineuse dans la vie quotidienne des individus. Par contre, on peut voir une nouvelle tendance qui se met en place en modifiant la structure économique et le jeu du marché profondément. On parle ici de l’économie collaborative.
            En effet, l’économie collaborative ou « sharing economy » cest le fait d’échanger des services via internet, en forme de troc, parfois gratuitement ou contre un paiement pour arrondir les revenus de ceux qui offrent le service. Cest une nouvelle vision de la consommation où lindividu nest plus intéressé à la possession, mais plutôt à lutilité, à la satisfaction dun besoin immédiat. Ainsi, lindividu isolé, fruit du capitalisme et de la démocratie (selon Tocqueville), se voit élargissant ses réseaux pour avoir accès au service dont il en a besoin, et remplaçant lidée de propriété par lutilité. 
            Ainsi donc, on voit quil y a une certaine dissociation entre lindividu et la propriété qui sintroduit dans la société par le biais de la consommation collaborative : « La consommation collaborative permet à la population de réaliser l’énorme bénéfice daccéder à des produits et services au-delà de la propriété ». En effet, Pierre-Joseph Proudhon avance dans sa conception de propriété moderne cette dislocation entre lindividu et ce quil possède, ce qui pour être mis en lien avec cette nouvelle économie collaborative. Cest dans cette séparation que lindividu permet une invasion totale de lidéologie dentreprise dans sa vie privée et quotidienne. Le fait dacheter pour être propriétaire nest plus nécessaire ni si attirant, les individus ont maintenant le choix de louer ou emprunter à court terme ce dont ils ont besoin, par exemple le service car2go ou le covoiturage. De même, il peut aussi offrir lui-même des services, tels que le couchsurfing, petsitting, ou même soffrir comme guide touristique, de restaurants, bref une quantité innombrable de services est possible et offert de nos jours.
            Dautre part, cette tendance favorise un élargissement des réseaux sociaux des individus au moment où elle sinsère dans la vie des individus puisquelle existe par le biais des relations interpersonnelles. Ces relations sont basées sur la confiance, un trait très important qui est mis en avant par les sites internet en permettant aux utilisateurs de faire des reviews qui hiérarchisent la qualité du service et le niveau de confiance quon peut avoir sur la personne qui offre le service ou qui le requiert. Ce type de relations économiques C2C réduisent donc lindividualisme si redouté par Alexis de Tocqueville. Effectivement, lindividu centré sur lui-même et ses proches, soucieux avant tout de son bien-être matériel, perpétuellement insatisfait de son sort présenté par Tocqueville comme le résultat de lindustrialisation ne peut pas sappliquer complètement aux individus participants à cette nouvelle économie collective. On se demande donc si en globalisant cette nouvelle façon de mener les rapports économiques pourraient réduire cette caractéristique présente de nos jours dans les sociétés développées et ainsi favoriser un certain retour à une société plus du type collectiviste où priment les liens sociaux et la confiance sur l’économie et la productivité.

 Référence: 


Par Maria Rubio