Le 11 mars 2015, le ministre du travail François Rebsamen
déclare au sénat: «Le contrat de travail
n’impose pas toujours un rapport de subordination entre employeur et salarié:
il est signé par deux personnes libres qui s’engagent mutuellement. Dans les
situations de plein emploi, c’est même l’employeur qui recherche les salariés…».
Cette déclaration a créé une grande controverse sur les réseaux sociaux et sur
les blogues français. Pour la plupart cette déclaration est en contradiction
avec le fondement du droit de travail en France. J'ai choisi ici de me baser
sur une déclaration de Gérard Filoche, un homme politique français pour aborder
ce sujet.
Filoche a fait
une entrée sur son blogue concernant la déclaration du ministre du travail
français. Le contrat de travail repose aujourd'hui sur le "lien de
subordination juridique permanent entre le salarié et l'employeur" nous
dit Filoche. Il met l'accent sur le rapport inégal qui existe entre le salarié
et son employeur. "Ton ministère l’affiche encore, et la Cour de cassation
l’a dit mille fois. Chacun sait que le salarié n’est au même niveau dans le
contrat que son employeur". Filoche insiste sur le fait que le rapport de
subordination entre l’employeur et son salarié est connu et même reconnu par
tous. D'où la nécessite du droit de travail qui a pour but de protéger le
salarié. Filoche prend l'exemple d'une entreprise, l'employeur est maitre dans
son entreprise et décide de tout. C'est lui qui décide de la naissance gestion
et rupture du contrat de travail. Il peut même décider de faire travailler son
employé un dimanche s'il le souhaite. Le rapport salarié employeur est un
rapport de subordination. Filoche insiste sur ce point. En effet, le droit de
travail est selon Filoche fonde sur la subordination d'un salarié a son
employeur. C'est cette institution qui protège le salarié.
Suite à cette
clarification sur le droit de travail, Filoche ajoute que les réactions
médiatiques de même que sur les réseaux sociaux étaient disproportionnés. En
effet, la déclaration du premier ministre français doit être remise dans son
contexte. Il était question ce jours la de la loi Macron art. 83. Cette loi
vise à abolir le contrat de travail fondé sur la subordination dans le but
d’instaurer un contrat civil. Ce contrat civil serait basé sur un respect
mutuel entre employeur et salarié, ce serait un "contrat de gré à
gré". Selon Filoche, dans la déclaration du premier ministre il s'agirait
simplement d'une confusion de sa part. C'est ainsi qu'il défend le premier
ministre.
Cette affaire a
suscité énormément de controverse en France et a fait la une des plus grands
journaux français. Il semblerait que la notion de subordination est reconnue et
revendiquée par les travailleurs. Ils sont conscients de l'inégalité des
rapports qui existe entre eux et leurs employeurs et l'acceptent. À condition
bien sûr d'être protégé par le droit du travail. Peut-on ici faire un lien avec
Marx? La théorie des rapports entre bourgeois prolétaire est-elle vraiment
différente du rapport entre Employeurs salariés? Marx parle d'exploitation, on
parle ici de subordination. Certes les conditions de vie des salariés est tout autre
compare à ceux qu'on appelait autrefois les prolétaires. Cependant, ce rapport
d'inégalité est toujours présent et on parle de différentes classes sociales.
Il y a-t-il vraiment eu un changement?
Peut-on parle ici d'exploitation moderne ?
MABINTY
DRAMÉ
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