Dans un article de Robert Dutrisac paru le 13 juin dans Le
Devoir[1],
ont peut lire que le gouvernement du Québec voudrait repousser l’âge minimal de
la retraite de 65 ans à 67 ans. Les arguments abordés sont que la durée de vie
moyenne des Québécois est beaucoup plus grande qu’avant. Le gouvernement paye
donc pour des retraites plus longues (il semble beaucoup plus intéressant pour
eux de couper ici plutôt que dans les indemnités de départs). Il s’agit donc d’une
façon pour eux de rechercher de l’argent plus longtemps (après tout, un citoyen
utile est un citoyen rentable, non?).
« Je pense
que c’est inévitable parce qu’encore une fois une personne qui prend sa
retraite à 60 ans, par exemple, en temps normal peut avoir un autre 25 ans de
vie active. Alors ce n’est pas comme il y a 50 ans. Je pense qu’il faut
s’ajuster »
Carlos
Leitão à son arrivée au Congrès du Parti libéral du Québec.
Puisque
l’espérance de vie moyenne des Québécois est plus élevée, les gens devront donc
travailler plus longtemps pour pouvoir accéder à leur retraite, plutôt que
d’avoir la chance d’avoir une retraite plus longue. Ce qui me dérange le plus
dans cette nouvelle réforme c’est que le gouvernement a, une fois de plus,
trouvé une façon simple d’exploiter le simple prolétaire et sa force de
travail. Il va sans dire que les citoyens les plus touchés par cette nouvelle
réforme (coupe budgétaire) seront encore et toujours les moins nantis. C’est une
fois de plus le prolétaire au service du bourgeois, car les gens qui en auront
les moyens pourront mettre de l’argent de côté pour se payer une retraite
anticipée. Pendant ce temps, les autres (les citoyens de la classe moyenne)
continueront à travailler. Les travailleurs sont les plus touchés par les
coupes du gouvernement de Philippe Couillard. Ces derniers peinent déjà (pour
la majorité) à joindre les deux bouts alors que le gouvernement s’acharne
encore plus sur eux. Lorsque ce n’est pas le gouvernement, ce sont les banques
qui nous prêtent de l’argent dans le but de se procurer le bien ultime :
la propriété.
Dans
une nation communiste, la mise en place d’une telle politique serait beaucoup
plus acceptable, car elle serait juste en s’appliquant à tout un chacun de la
même façon. Je suis d’avis qu’il faut faire des sacrifices pour le bien commun
d’un peuple entier, mais certainement pas au détriment des plus démunis. Nous
allons chercher dans les poches de ceux qui ont déjà les poches vides. Les
coupures de notre gouvernement libéral vont accentuer l’écart entre les riches
et les pauvres (les bourgeois et les prolétaires). Comme l’avaient dit Karl
Marx et Friedrich Engels, la société ne tient toujours pas ses promesses de
liberté et d’égalité. La révolution prolétaire est inévitable et le
mécontentement des foules risque d’accélérer le processus (c’est ce que l’on a
pu observer récemment en Grèce avec l’élection d’un parti de l’extrême gauche).
Les Québécois vont bientôt se réveiller grâce aux coupes dans les services qui
leur permettaient de croire en leur bien-être.
Jessica Bouchard
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