La radio résiste aux secousses
économiques alors que les chaines
de télévision généralistes et spécialistes ont vu leur
rentabilité décliner. Malgré cette tendance, la société Radio
Canada n'a pas conforté ses revenus budgétaires sur Radio 2 et Espace
Musique. En effet ses revenus liés à la vente de publicité nationale n'ont pas
atteint ses prévisions (1.1 millions au lieu de 10 millions), bien en dessous
de ses attentes.
Radio Canada s'était vu accordé
la permission de diffuser des messages publicitaires
alors que ces 2 chaines n'en avaient pas : 4 minutes par
heure. L’auditeur a subi ce changement sans concertation. La publicité peut être
irritante et dérangeante. On a changé sa routine d'écoute.
Le budget radio change, la
demande des annonceurs est différente : Les publicitaires choisissent des
moyens qui leur permettent d’atteindre leur clientèle cible et uniquement
celle-ci. Les annonceurs se tournent de plus en plus volontiers vers les
nouveaux médias. Internet se situe maintenant au deuxième rang des médias les
plus utilisés par les annonceurs, après la télévision et au détriment de la
radio et de la presse. Le Web rafle quelque 20 % du marché de la publicité au
Québec (Centre d’études sur les médias, Université Laval).
Radio Canada n'a pas su jauger
l'évolution du temps d'écoute des jeunes de hier qui sont devenus adultes
aujourd'hui. En effet il est très facile d'écouter sa propre musique y compris
en déplacement grâce aux nouvelles technologiques : lecteurs MP3, aux iPod, aux
tablettes électroniques, aux ordinateurs portables, etc.
A notre époque nous
écoutons de la musique là où nous voulons et quand nous voulons, que cela soit
à la télévision, sur l’ordinateur, à la radio ou sur notre cellulaire,
tablette. Donc lorsque nous choisissons d'allumer la radio nous avons
des attentes en ce qui concerne la musique ou nos émissions et nous ne
voulons pas être interrompu par de la publicité. Beaucoup de gens font du
« zapping », des que cela ne leur plait pas, il change
de chaîne/ de station radio. Cependant les annonceurs s’en rendent
compte et de plus en plus ils privilégient la publicité très ciblée par exemple
pour un match de sport car ils savent que leur annonce sera regardée tandis
qu'à la radio les auditeurs auront tendance à « zapper ».
De même, aujourd’hui il existe
des logiciels sur ordinateur qui bloquent les publicités afin de ne pas
être interrompu même si un certain public est conscient du fait que des sites internet
ou pages Youtube par exemple gagnent de l’argent grâce à la publicité. Sachant
que l’individu n’est jamais satisfait de ce qu’il possède, il sera toujours à
la recherche d’améliorer son bien-être. Nous ne pouvons imposer de la publicité
aux individus étant donné qu’ils peuvent changer à n’importe quel moment puis
revenir lorsque celle-ci est finie. Cependant le choix de radio est important,
afin de satisfaire les différents besoins des individus, et chaque individu est
libre de choisir ce qui l’arrange, le libre-choix. À noter qu’il existe des
radios sans pub pour les restaurants ou les commerces.
Les stratégies publicitaires se
développent afin d’éviter ou de limiter le changement de stations par les
auditeurs. Les styles de publicité évoluent en fonction des chaines radio: Soit
l’animateur intervient avant la publicité et annonce un grand succès musical
après la publicité, ce qui va inciter les auditeurs à rester sur la chaîne
radio, soit l’animateur intervient après la publicité puis annonce la musique
qui va suivre.
Pour conclure peut important les
stratégies utilisées, la publicité est toujours omniprésente. Il ne faut pas
nécessairement chercher à la supprimer, mais plutôt à la camoufler, à la
personnaliser. Si la publicité est bien intégrée dans la programmation, elle
peut devenir très populaire.
Pour générer plus de revenus de
publicité, radio Canada doit mieux cerner le comportement de ses auditeurs et
adapter ses investissements au marché de la radio afin de faire venir les
annonceurs.
Eugénie Flamand
http://affaires.lapresse.ca/economie/medias-et-telecoms/201506/22/01-4880222-la-societe-radio-canada-a-mal-evalue-le-marche-de-la-publicite.php
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