C’était toute une
surprise pour l’équipe du centre d’appel Archambault d’apprendre le lundi 14
mars 2016 que l’entreprise licenciait tous ses employés (agents et
téléphonistes au soutien technique et au service à la clientèle). À leurs
arrivée, les employés n’avaient qu’une quinzaine de minutes pour obéir à
l’ordre de récupérer leurs effets personnels et de quitter les lieux avec une
promesse de salaire pour les huit prochaines semaines. « Au total, c’est
une trentaine d’emplois (une vingtaine d’employés, une dizaine de contractuels)
qui se perdent avec cette fermeture, quelques mois après le rachat d’Archambault
par la chaîne de librairies Renaud-Bray » (Lalonde et Sioui, 2016). Des
rumeurs circulaient concernant la fermeture de la succursale lorsque les locaux
commençaient à se vider tranquillement. « Il a fallu se débarrassé des
machines à eau parce que ça coûtait trop cher », raconte une ex-employée
suite à une discussion avec ses anciens supérieurs. Dans l’optique d’économiser
plus de sous, Renaud-Bray décida de rapatrier son service des communications
afin de l’automatiser. Si une demande particulière survenait, l’appel serait
transmis directement au personnel du magasin. « Il s'agit d'une décision
d'affaires qui a été prise dans le but d'être plus performant et de donner plus
d'efficacité à ce service », a expliqué la responsable des relations avec
les médias chez Renaud-Bray, Denise Courteau. Cette façon de procéder n’est pas
une première au Québec, la succursale FutureShop, « racheté » par la
compagnie BestBuy, fit de même lorsque celle-ci décida de fermer ses magasins
un samedi matin sans en aviser ses employés. À l’ère des nouvelles technologies
de l’information et de communication, la compétition serrée et déloyale des
géants commerciaux forcent les
entreprises à innover leur système de fonctionnement, en vue d’être « plus
performant et donner plus d’efficacité », sans prendre pour acquis
l’obéissance et la loyauté de leurs employés qui deviennent sujet à
l’obsolescence de ce même système de progrès.
LALONDE, Catherine et
SIOUI, Marie-Michèle, « Archambault ferme son centre d’appels », Le Devoir, 15 mars 2016
RADIO-CANADA,
« Archambault licencie les employés de son centre d’appels », Ici Radi-Canada, dans, Économie, 14 mars
2016
Par Youssef Jadal
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