mardi 22 mars 2016


« Dans les usines à smartphones, certains meurent tous sont brisés »


Dans l’article présenté ci-dessous, on récolte les témoignages de plusieurs personnes ayant travaillés en Chine dans les usines de FoxConn qui produisent le nécessaire aux entreprises comme Apple, Google, Microsoft, Amazon, Sony.
Ces employés travaillent à la chaîne, douze heures par jour, sous la minutieuse surveillance de leurs employeurs qui se focalisent sur la rapidité de l’exécution des tâches.
Cette organisation du travail dans les usines entraîne le surmenage de chacun des employés.
Les ouvriers chinois sont confrontés à la même situation qu’ont connue les classes prolétaires, où les classes bourgeoises les exploitaient au sein des usines de production. Ils sont soumis au pouvoir des plus riches. 

En effet, au sein de l’organisation du monde que nous connaissons aujourd’hui, la plupart d’entre nous, avec un côté toujours plus matérialiste,  croient avoir besoin de nouveaux objets, de nouvelles technologies, tels que les téléphones ou les ordinateurs, afin de satisfaire des besoins qui n’existaient pas auparavant. Ces acquisitions sont aussi censées nous rendre plus heureux, tandis que d’autres souffrent de l’effort de travail qui leur ai demandé pour satisfaire l’augmentation incessante des demandes des consommateurs et de la société capitaliste, sans oublier que les entreprises aussi poussent leurs employés à produire plus et plus vite pour plus de profit.

On constate que les structures de la société d’aujourd’hui ne sont toujours pas égalitaires envers chaque individu de la société car les structures précédentes, qui consistaient en une exploitation de la classe prolétaire par la classe bourgeoise continuent de fonctionner en passant par les entreprises marchandes qui cherchent à faire toujours plus de profit en se servant de la force de travail des ouvriers qui n’ont finalement pas vraiment le choix. La société telle qu’elle est de nos jours laisse croire aux individus qu’ils ont le choix, qu’ils ne sont pas obligés de travailler.
Seulement dans une société où tout repose sur l’activité productive de chacun qui permet de définir sa place, et où il est nécessaire d’avoir un travail et un revenu pour pouvoir vivre il n’est malheureusement pas possible de se passer d’un emploi qui permettra de subvenir à nos besoins élémentaires tels que manger, s’habiller, avoir un logement.

Cependant, ces ouvriers chinois sont confrontés à la solitude quotidienne car la société actuelle est une société dans laquelle les rapports sociaux ne reposent plus sur des liens familiaux et amicaux, entre collègues ou entre voisins. En effet, les rapports sociaux dépendent principalement de la fonction que chacun occupe dans la société et dans le monde du travail. 

L’organisation du travail telle qu’elle est présentée dans ces usines représente une nouvelle forme d’exploitation comme l’esclavage sauf que dans le cas du salariat cette exploitation n’est pas visible.

En revanche on peut remarquer que dans ces entreprises qui exploitent le savoir faire des ouvriers, la notion d’aliénation apparaît.
Dans l’entreprise FoxConn, les ouvriers doivent s’efforcer de faire comme si ils se portaient bien, comme en témoigne l’article : « Pourtant, chaque matin, les managers crient à leurs employés : « How are you ??? » Les ouvriers sont obligés de répondre : « Good, very good !!! »». 
On retrouve donc la notion d’aliénation. Les ouvriers n’ont même plus de libre arbitre en ce qui concerne leur bien être, leur état physique ou moral. Ils doivent simplement obéir à leur supérieur et se contenter de travailler, et de travailler vite ! Certains finissent par mettre fin à leurs jours tant les conditions de travail sont inhumaines et la seule solution trouvée par l’entreprise FoxConn pour remédier à la vague de suicide qu’elle a connu a été d’installer des filets anti-suicide ce qui la fait ressembler à une prison comme le dit une jeune fille employée à l’usine. 

À travers cet article, on peut donc retrouver les termes d’aliénation, de rapport de domination et d’exploitation présents dans notre société actuelle. 




http://rue89.nouvelobs.com/2016/03/11/machine-est-seigneur-les-usines-a-smartphones-263425

Par Cassandra Minet

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