Science
et religion font bon ménage
Je me suis intéressé à un article du journal La Presse Science et religion font bon ménage, paru le 16 Février 2014 dans la rubrique actualité et sciences. Le lien de l’article se trouve à la fin du texte, d’ailleurs. Mon intention étant de pousser une réflexion à propos du rapport de la science et la religion, de savoir si ces deux plateformes dans un contexte social peuvent s’affilier. Dans ce texte, nous nous intéressons à une enquête menée par l'Université Rice, (Houston, É-U) auprès de la population étasunienne pour savoir si la science et la religion font bon ménage, ce sondage fut émis auprès de 10 000 Américains.
En ce qui attrait à la relation entre la
politique et la religion, par exemple il s’avère reconnu que les États-Unis,
est un pays qui se démarque des autres pays occidentaux par exploiter une
démocratie qui réserve à la religion une place à part dans la vie politique. Mais
même si elle renferme de nombreuses persistances d’une certaine religiosité
publique, la République américaine est fermement laïque, «le Premier amendement
garantissant la séparation des Églises et de l’État.»[1]
Un sujet qui me semble a une ligne
directrice avec le processus de rationalisation du monde qui touche toutes les
facettes de la vie humaine notamment la religion, le droit, la musique, par
exemple. Ainsi, la science et la religion qui sommes toute sont «Deux forces
contradictoires y coexistent : un esprit de religion que l’on peut ramener à la
volonté de placer l’ordre civil sous tutelle chrétienne, et un esprit de
laïcité qui tend à l’inverse à cantonner la religion dans la sphère privée.» [2]
J’établirais ainsi des liens avec le thème
de la modernité et du rationnel décrit par Max Weber arborant aussi le thème de
la quête de rationalité et de la rationalisation du monde de la séance 6 de ce
cours de SOL2403.
Pour Max Weber le processus de
rationalisation, a un lien considérable avec le phénomène de désenchantement du
monde. Il est en effet facile de caractériser le monde occidental par la
disparition de la croyance en la magie et, plus formellement, par l'effacement
de la croyance en l’esprit de Dieu dans le monde, et à la réappropriation de la
science. Le rationalisme moderne est d’ailleurs un thème sur lequel l’économiste
et sociologue s’est penché. Il engendre
la survalorisation de l’action rationnelle en finalité sur toutes les facettes
du monde. Ce processus de rationalisation qui est notamment instauré dans les
sociétés d’entreprises capitalisme.
Il est à présent important d’observer
que «les événements du monde sont considérés comme le pur produit de forces
physiques, dont la compréhension est, en principe, toujours accessible à
l'homme.»[3]
Toujours
en ce qui attrait à la notion de la rationalisation, le monde en vient ainsi à
être considéré comme dépourvu de sens, étant un pur mécanisme physique sans
intention. Le texte nous démontre qu’aux États-Unis, pour 19 % des
scientifiques américains interrogés disent prier plusieurs fois par jour, l’on
comprend que les deux sphères peuvent s’entrecroiser sans nécessairement
représenter la majorité des scientifiques.
Dans le sondage de l’Université
Rice, on nous démontre que «27 % des Américains interviewés estiment que
la science et la religion sont en conflit, et
parmi eux 52 % prennent le parti de la religion. »
Dans son ouvrage,
Rationalisation, modernité et avenir de la religion chez Max Weber, l’auteur nous
conduit à l’idée que la science est reçue, désormais, comme «puissance
spécifique areligieuse.» Ce sont deux
concepts opposés, pour Weber, le sociologue se montrant peu réceptif aux
dimensions religioïdes du politique ou du national. La conception de Weber
explique que la signification fondamentale du monde, de l'existence, a disparu
pour l'homme moderne : d’où vient la thèse du « désenchantement du monde ». Dans
l’exemple du texte justement nous constatons que «l'idée fausse selon laquelle
science et religion sont en conflit s'explique par une couverture médiatique
qui met surtout en avant des sujets très controversés comme l'enseignement du
créationnisme dans les écoles.»[4] Donc que les sphères peuvent être vécues
distinctivement d’un individu à l’autre.
Une notion qui explique l’émergence
d’une nouvelle façon d’entretenir notre rapport avec le religieux dans le monde
de la modernisation au sein des sociétés et de la rationalisation des activités
humaines.
Même si ce n’est pas nécessairement le
cas aux États-Unis, nous assistons de plus en plus aux conséquences de la
modernité. Elle qui laisse place au déclin irréversible du religieux. Ainsi,
les valeurs supérieures qui justifiaient l’ordre social s’effacent pour nous
fournir un monde sans dieu.
Dans
l’extrait d’un de ses ouvrages,
Rationalisation,
modernité et avenir de la religion chez Max Weber, il nous conduit à l’idée que
la science est reçue, désormais, comme «puissance spécifique areligieuse. »
Ainsi, les explications magiques ou mythologiques du
monde cèdent peu à peu la place à des explications scientifiques qui permettent
des pratiques rationnelles et la mise au point de techniques de travail
efficaces.»[5]
Je pense qu’il était plutôt
pertinent d’étudier le concept du désenchantement du monde qui tend à devenir sécularisation, signifiant le
retrait de Dieu des pratiques sociales et des affaires de la Cité. Pour Max
Weber, notre mode de vie devient de plus en plus rationnel, par notre vie
scientifique et technique. Cependant, il est saisissant de constater par l’exemple
de cette enquête qu’il est possible pour une grande population de gens «rationnels»
comme les scientifiques d’être pratiquants, donc de pouvoir marier le profane
et la sacré dans leurs sphères privées. Nous pouvons ainsi nous pencher sur des
questions comme «Le progrès
scientifique représente-t-il un danger pour la religion?» Ou «La foi en la
Science n'est-elle pas supérieure à la foi religieuse?»
Le lien de l’article : http://www.lapresse.ca/actualites/sciences/201402/16/01-4739405-science-et-religion-font-bon-menage-aux-etats-unis.php
Catherine
Sauvé
Références
·
Froidevaux-Metterie Camille, Politique et religion aux
Etats-Unis, La Découverte, coll. « Repères », 2009,
123 p.
·
http://www.wikiberal.org/wiki/Max_Weber
[1] Camille Froidevaux-Metterie, Politique et religion aux Etats-Unis, La
Découverte, coll. « Repères », 2009, 123 p.
[2] Camille Froidevaux-Metterie, Politique et religion aux Etats-Unis, La
Découverte, coll. « Repères », 2009, 123 p.
[3]
http://www.wikiberal.org/wiki/Max_Weber
[4] Article de La Presse de http://www.lapresse.ca/actualites/sciences/201402/16/01-4739405-science-et-religion-font-bon-menage-aux-etats-unis.php
[5]http://www.jstor.org/discover/10.2307/40370102?uid=3739464&uid=2&uid=3737720&uid=4&sid=21103539374881, consulté le 19 Mars 2014


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