samedi 12 avril 2014

Science et religion font bon ménage

     


Science et religion font bon ménage




       Je me suis intéressé à un article du journal La Presse Science et religion font bon ménage, paru le 16 Février 2014 dans la rubrique actualité et sciences. Le lien de l’article se trouve à la fin du texte, d’ailleurs. Mon intention étant de pousser une réflexion à propos du rapport de la science et la religion, de savoir si ces deux plateformes dans un contexte social peuvent s’affilier. Dans ce texte, nous nous intéressons à une enquête menée par l'Université Rice, (Houston, É-U) auprès de la population étasunienne pour savoir si la science et la religion font bon ménage, ce sondage fut émis auprès de 10 000 Américains.

         En ce qui attrait à la relation entre la politique et la religion, par exemple il s’avère reconnu que les États-Unis, est un pays qui se démarque des autres pays occidentaux par exploiter une démocratie qui réserve à la religion une place à part dans la vie politique.   Mais même si elle renferme de nombreuses persistances d’une certaine religiosité publique, la République américaine est fermement laïque, «le Premier amendement garantissant la séparation des Églises et de l’État.»[1]  Un sujet qui me semble a une ligne directrice avec le processus de rationalisation du monde qui touche toutes les facettes de la vie humaine notamment la religion, le droit, la musique, par exemple. Ainsi, la science et la religion qui sommes toute sont «Deux forces contradictoires y coexistent : un esprit de religion que l’on peut ramener à la volonté de placer l’ordre civil sous tutelle chrétienne, et un esprit de laïcité qui tend à l’inverse à cantonner la religion dans la sphère privée.» [2]
    J’établirais ainsi des liens avec le thème de la modernité et du rationnel décrit par Max Weber arborant aussi le thème de la quête de rationalité et de la rationalisation du monde de la séance 6 de ce cours de SOL2403.

                 Pour Max Weber le processus de rationalisation, a un lien considérable avec le phénomène de désenchantement du monde. Il est en effet facile de caractériser le monde occidental par la disparition de la croyance en la magie et, plus formellement, par l'effacement de la croyance en l’esprit de Dieu dans le monde, et à la réappropriation de la science. Le rationalisme moderne est d’ailleurs un thème sur lequel l’économiste et  sociologue s’est penché. Il engendre la survalorisation de l’action rationnelle en finalité sur toutes les facettes du monde. Ce processus de rationalisation qui est notamment instauré dans les sociétés d’entreprises capitalisme.
            Il est à présent important d’observer que «les événements du monde sont considérés comme le pur produit de forces physiques, dont la compréhension est, en principe, toujours accessible à l'homme.»[3]
    Toujours en ce qui attrait à la notion de la rationalisation, le monde en vient ainsi à être considéré comme dépourvu de sens, étant un pur mécanisme physique sans intention. Le texte nous démontre qu’aux États-Unis, pour 19 % des scientifiques américains interrogés disent prier plusieurs fois par jour, l’on comprend que les deux sphères peuvent s’entrecroiser sans nécessairement représenter la majorité des scientifiques.  
Dans le sondage de l’Université Rice, on nous démontre que «27 % des Américains interviewés estiment que la science et la religion sont en conflit, et parmi eux 52 % prennent le parti de la religion. »
Dans son ouvrage, Rationalisation, modernité et avenir de la religion chez Max Weber, l’auteur nous conduit à l’idée que la science est reçue, désormais, comme «puissance spécifique areligieuse.»  Ce sont deux concepts opposés, pour Weber, le sociologue se montrant peu réceptif aux dimensions religioïdes du politique ou du national. La conception de Weber explique que la signification fondamentale du monde, de l'existence, a disparu pour l'homme moderne : d’où vient la thèse du « désenchantement du monde ». Dans l’exemple du texte justement nous constatons que «l'idée fausse selon laquelle science et religion sont en conflit s'explique par une couverture médiatique qui met surtout en avant des sujets très controversés comme l'enseignement du créationnisme dans les écoles.»[4]  Donc que les sphères peuvent être vécues distinctivement d’un individu à l’autre.
       Une notion qui explique l’émergence d’une nouvelle façon d’entretenir notre rapport avec le religieux dans le monde de la modernisation au sein des sociétés et de la rationalisation des activités humaines.
               Même si ce n’est pas nécessairement le cas aux États-Unis, nous assistons de plus en plus aux conséquences de la modernité. Elle qui laisse place au déclin irréversible du religieux. Ainsi, les valeurs supérieures qui justifiaient l’ordre social s’effacent pour nous fournir un monde sans dieu.
    Dans l’extrait d’un de ses ouvrages, Rationalisation, modernité et avenir de la religion chez Max Weber, il nous conduit à l’idée que la science est reçue, désormais, comme «puissance spécifique areligieuse. »    
Ainsi,  les explications magiques ou mythologiques du monde cèdent peu à peu la place à des explications scientifiques qui permettent des pratiques rationnelles et la mise au point de techniques de travail efficaces.»[5]

                 Je pense qu’il était plutôt pertinent d’étudier le concept du désenchantement du monde qui  tend à devenir sécularisation, signifiant le retrait de Dieu des pratiques sociales et des affaires de la Cité. Pour Max Weber, notre mode de vie devient de plus en plus rationnel, par notre vie scientifique et technique. Cependant, il est saisissant de constater par l’exemple de cette enquête qu’il est possible pour une grande population de gens «rationnels» comme les scientifiques d’être pratiquants, donc de pouvoir marier le profane et la sacré dans leurs sphères privées. Nous pouvons ainsi nous pencher sur des questions comme «Le progrès scientifique représente-t-il un danger pour la religion?» Ou «La foi en la Science n'est-elle pas supérieure à la foi religieuse?»





Catherine Sauvé





Références
·         Froidevaux-Metterie Camille,  Politique et religion aux Etats-Unis, La Découverte, coll. « Repères », 2009, 123 p.
·         http://www.wikiberal.org/wiki/Max_Weber





[1] Camille Froidevaux-Metterie, Politique et religion aux Etats-Unis, La Découverte, coll. « Repères », 2009, 123 p.
[2] Camille Froidevaux-Metterie, Politique et religion aux Etats-Unis, La Découverte, coll. « Repères », 2009, 123 p.
[3] http://www.wikiberal.org/wiki/Max_Weber
[4] Article de La Presse de   http://www.lapresse.ca/actualites/sciences/201402/16/01-4739405-science-et-religion-font-bon-menage-aux-etats-unis.php

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