mercredi 16 avril 2014

L'illustration du rapport d'exploitation de nos jours

En vue de la coupe du monde de la FIFA 2022 qui se prépare, certains aménagements doivent être faits et pour cela les travaux ont donc commencés. 



L’importance des travaux envisagés par ce projet nécessite alors une grande participation, ainsi ils ont donc eut recours au service des travailleurs migrants. Cependant il est dévoilé dans un article intitulé "Qatar: halte à l'exploitation des travailleurs migrants" publié le 17 novembre 2013, que les droits des travailleurs migrants ne sont aucunement respectés, sont, voir, méprisés par les entreprises du bâtiment en travaux et également les employeurs, ces derniers se servent en fait du statut "migrant" de ceux qui travaillent comme une justification à toute contestation du travail en abondance. On en déduit par ses actions qu'il s'agit donc ici d'exploitation, selon la théorie marxiste l'exploitation du salarié par le capitaliste est la réalisation d'une plus-value générée par le travail du salarié. Cette phrase peut être expliquée autrement en affirmant que les employeurs donnent un salaire inférieur de la valeur réelle du salaire qu'ils devraient recevoir, en quelques mots juste une fraction des heures travaillées n'est pas récompensée. 

Dans ce cas-ci, les prolétaires seront les travailleurs migrants et les bourgeois seront les entrepreneurs. Il est dit également que lorsque ces entrepreneurs sont avisés de leurs fautes, ils ne prennent toujours pas conscience de la gravité du problème et agissent à la légère, certainement car pour eux la manière dont ils traitent les travailleurs n'est pas anormale, ils ne voient pas cela comme une exploitation.

Comme l'affirme Marx le salariat et un rapport d'exploitation qui enrichit le bourgeois et appauvrit le prolétaire. Si on se range vers le côté statistique de ce cas, on arrive à faire quelques observations avec environ 1,35 million de ressortissants étrangers qui travaillent au Qatar. Tout d'abord ils arrivent à représenter 94% de la main-d'oeuvre totale du pays, ce qui veut dire que a division du travail dans la "manufacture" augmente et crée l'ouvrier dépendant. De plus les passeports de 90 % de ces travailleurs ont été confisqués par leurs employeurs ce qui les oblige donc a rester et travailler pour eux ce qui relie au terme de "servitude" que Marx employait on ne leur donne pas le choix de travailler pour les entrepreneurs (bourgeois), 56 % n’avaient pas de carte de santé officielle, indispensable pour avoir accès aux hôpitaux publics, et 21 % touchaient leur salaire « parfois, rarement ou jamais » dans les délais prévus, le salarié reçoit alors beaucoup moins que ce qu'il produit, à ce stade, nous pouvons même employé le terme "surexploitation". Effectivement, ces faits nous permettent d'illustrer par un exemple de nos jours les théories de Marx et Engels,  "La société bourgeoise ne tient pas ses promesses en matière de liberté et d'égalité", de plus ce mode de vie pour les deux camps comme nous l'avons étudié dans le cours est une situation autodestructrice, car il y a surproduction dans le monde de travailleurs, il y'a une énorme inégalité du nombre de travailleurs, c'est a dire des personnes qui sont en dessous de la ligne, par rapport au nombre d'employeurs, les personnes qui sont au dessus. Ces injustices, poussent les exploités tellement a bout, qu'ils commencent à entamer des procédures pour contre-attaquer, se révolutionner et chercher un moyen de quitter les lieux et ce travail, on parle alors de tensions grandissantes entre les deux "classes" qui devraient déboucher sur un conflit violent. 




Amnesty international qui est une ONG qui défend les droits de l'homme et le respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme, à révélé un passage du témoignage d'un des ouvriers lors des enquêtes qu'ils ont commencé : "S'il vous plaît, dites-moi... y a-t-il un moyen de partir d’ici ? [...] Nous devenons complètement fous", ce dernier est un ouvrier du bâtiment népalais, qui n’a pas été payé pendant sept mois et n’a pas été autorisé à quitter le Qatar depuis trois mois.
En plus d'un travail excessif, les conditions ne sont pas du tout bonnes, Il a été signalé par de nombreux travailleurs que les conditions sanitaires et de sécurité sur les lieux de travail étaient déplorables.

Par exemple, certains ont même affirmé qu’on ne leur donnait pas de casque quand ils devaient faire des travaux sur site. "Un représentant de l’hôpital principal de Doha indiqua aussi qu'ils avaient admis pendant l'année 2012 plus de 1 000 personnes en traumatologie, après des chutes sur leurs lieux de travail. Comme résultat, dix pour cent de ces personnes sont malheureusement restées handicapées, on pourra alors qualifié le taux de mortalité de « significatif ».
Les investigateurs ont également constaté que des travailleurs migrants vivaient dans des logements sordides, surpeuplés et dépourvus de climatisation, exposés à des débordements d’égouts ou à la proximité de fosses septiques à ciel ouvert. Plusieurs camps de logement n’avaient pas d’électricité et un groupe conséquent de travailleurs était privé d’eau courante."




Cette situation n'est pas considérée comme le servage ni l'esclavage mais cela revient a peu près la à la même chose, comme le dit Marx, il y a dissimulation du rapport d'exploitation, vu que ceux qui possèdent le pouvoir, c'est à dire les moyens de faire pression (moyens de productions), sont en minorité, les travailleurs n'ont donc pas la liberté de refuser ce travail contrairement a ce qu'on leur fait croire, on parle là d'illusion.


Camara Aminatou


Bibliographie:
http://www.amnesty.org/fr/news/qatar-end-corporate-exploitation-migrant-construction-workers-2013-11-17
H14 SOL 2403 Cours 9 et 10

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire