mercredi 16 avril 2014

l'institution des rapports sociaux d'entreprise a la faculté d'ethnologie

L’institution des rapports sociaux de l’entreprise à la faculté d’ethnologie
Les pratiques et les valeurs caractéristiques de l’entreprise  multiplient leur présence dans les espaces sociaux les plus intimes et prestigieux de la planète. De ce fait, dans les lignes qui suivent nous allons essayer de restituer la présence de certains traits  de l’entreprise dans un espace facultaire.
La faculté d’ethnologie se situe en Haïti et plus précisément à Port-au-Prince, elle est l’une des entités de l’université d’état d’Haïti, on y enseigne la sociologie, l’anthropologie, la psychologie au baccalauréat, et l’anthropologie sociale et les sciences du développement à la maitrise.  Pour renouveler ses éléments constitutifs plus précisément, ses étudiants,  on  organise chaque année un concours d’admission, dans la quelle on sélectionnait  300 sur 5ooo postulants inscrit au baccalauréat.
A noter, que la majorité des postulants viennent des classes défavorisées  et des écoles publiques et privées médiocres de la capitale et des provinces,  ce qui explique majoritairement leur échec au concours d’admission. Par rapport à cette situation plusieurs initiatives se sont prises par les étudiants afin d’accompagner les postulants.
Il en existe deux catégories d’accompagnement,  celles à but lucratif et à but non lucratif. La première se nomme préfac, et la seconde mise à niveau.
A la faculté d’ethnologie, seulement un groupe d’étudiants de tendance marxiste organisent des accompagnements à but non lucratif. Par contre,  de multitude groupe d’étudiants institue des prefacs  au sein de l’institution c’est- a- dire des accompagnements payés.

 Quels rapports qui  se nouent dans les petites institutions (préfacs) estudiantines?
La dynamique d’échange de connaissance entre les postulants et les «étudiants-entrepreneurs» se repose fondamentalement sur l’argent, ce la se justifie par le fait que l’argent est la base de la participation à la prefac, de plus en plein cours on congédie les postulants  dans la mesure où,  ils n’acquittent pas leur balance.
D’abord, La  transmission des savoirs se fait en achetant les forces de travail des étudiants pour l’exposé des cours qui se paie  à  4 dollars l’heure , ce qui ne  permet pas concrètement aux «étudiants-professeurs» de reproduire l’énergie  dépensée pour le travail fourni, d’où la question du salariat et de l’exploitation développée par Marx.
 Ensuite,  dans les groupes organisateurs les taches sont divisées de manière à gérer le temps et de favoriser l’augmentation de l’argent : responsable  de marketing, responsable de gestion des cours, économat, relations publiques, soutien à l’inscription, orientation professionnelle, etc..
En outre,  chacun de ces groupes définit  leurs stratégies afin de récupérer le plus de postulant que possible. Nombreux d’entre eux pratiquent l’innovation. En effet,  chaque année ils ont un cursus différent, ils ajoutent des cours, augmentent des professeurs, produisent des guides nouveaux d’orientation de concours.  
Et en période de concours l’espace devient un véritable complexe ou ils arnaquent, manipulent, et entre eux se développent un conflit latent ou ils pratiquent le dénigrement, le boycottage, et le mensonge afin  de trouver la faveur des responsables pour se procurer  d’une salle sans aucun frais ce qui leur permettra d’augmenter leur profit.
En guise de restitution, en période de concours d’admission,  la faculté d’ethnologie devient un véritable espace de marché ou  la dynamique des «préfacs», est  similaire aux rapports qui structurent  les  entreprises et les multinationales : l’argent, la division du travail, l’innovation, la concurrence, l’exploitation, le rationalisme, qui sont le fondement de cette activité.

                                                                                 EUGENE Moise, P1065516


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