Quand les
régions perdent les entreprises!
On parle
généralement des entreprises dans les grandes villes comme un pilier de
l'emploi au Québec et de combien il est important de les soutenir pour créer
encore plus de ces emplois tant en demande. Par contre, dans les régions et les
plus petites villes, lorsqu'une entreprise ferme ses portes, on n'en parle
guère et pourtant la perte d'une entreprise peut vouloir dire la mort d'une
région au plan économique.
Récemment, la compagnie Electrolux
dont l'usine fabricant des cuisinières a annoncé sa fermeture il y a de cela
quelques années, mais pour la région de la MRC de L'Assomption, cette perte
équivaut à 5% des emplois dans la région. Aujourd'hui, les employés savent que
le 18 Juillet sera la date décisive où ils perdront leur emplois malgré les
demandes visant à garder l'entreprise dans la ville. Pour L'Assomption, qui
n'est pas trop loin de Montréal, l'espoir est encore présent pour les individus
qui voudront se chercher un nouvel emploi, mais si l'on prend une autre ville
comme exemple et que l'on prend les
théories de Fernand Braudel sur la dynamique de l'économie, on peut facilement
croire que plusieurs région du Québec sont à risque de mourir.
Dans cette suite d'idée, je penses à
la ville de Joliette dont la vie économique tourne majoritairement autour de
l'entreprise Firestone qui fabrique des pneus. Si l'on pense qu'Eletrolux est
parti parce que les conditions économiques étaient préférable dans la ville de
Memphis au Tennessee et que les capitalistes (comme Fernand Braudel les définis)
ont vue une opportunité de faire beaucoup plus de profit en déménageant la
production sans prendre en compte les employés. On peut facilement croire qu'il
pourrait arriver la même chose à Joliette tôt où tard, mais le problème pour la
région de Joliette est que Firestone est pratiquement la seule entreprise a
offrir de bons emplois stable en grande quantité, si Firestone tombe, Joliette
s'effondre. Je trouve cela inquiétant, non?
Pour revenir au cas d'Electrolux, ce
sont les raisons qui fondent le départ qui sont préoccupante, car les
entreprises ont comme but de faire du profit et seulement du profit, elles ne considèrent
pas les dégâts qui peuvent être causé par un déménagement comme celui-ci. En
plus, cette décision est porté par un nombre d'individus restreints ayant une
meilleur connaissance du marché et qui n'on pas besoin de ce préoccuper du mal
qui peut résulter d'une telle décision. En effet, ils ne se préoccupent pas des
effets, car ils savent que d'autres institutions vont pouvoir nettoyé les
problèmes ainsi causé.
En bref, les dirigeants de
l'entreprise vont causer d'énormes tort à la communauté de L'Assomption pour
faire plus d'argent qu'il en faisait déjà et sans se sentir coupable. Peut-être
que le problème est que l'argent est devenu la fin de tout et qu'il n'est plus
un moyen de fonctionner comme Marx avait déjà dit. Peut-être aussi que l'argent
dépersonnalise trop les individus et que seul l'enrichissement importe lorsque
l'argent est en jeux. Je crois qu'il est important pour le futur des régions de développer de nouveaux moyens de fonctionner dans l'économie, car nombreuses sont les régions qui dépendent de quelques entreprises privées et qui auront de la difficulté si celle-ci quittent.
Références:
Braudel, Fernand. La dynamique du capitalisme, Paris,
Arthaud, pp. 43-67 (extraits choisis)
Simmel, Georg.
« La liberté individuelle », Philosophie
de l’argent, Paris, PUF, chapitre 4, pp. 411-444.
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