mercredi 16 avril 2014


QU'ATTENDONS-NOUS ?
Un nouveau rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) est sorti le 31 mars 2014 http://ipcc-wg2.gov/AR5/images/uploads/IPCC_WG2AR5_SPM_Approved.pdf.  Très peu médiatisé, peut-être dû aux élections, ce rapport montre qu’un point de non-retour a été atteint et qu’il est plus que temps d’agir si l’on veut sauver l’espèce humaine. Les scientifiques de tous les continents sont en accord sur ce point, du pôle Nord au pôle Sud, en passant par les pays en voie de développement aux pays industrialiser, tout le monde sera affecté de manière significative par la modification du climat.
Par exemple, d’ici 2050 il ne sera plus possible de pêcher le poisson commercialement dû à la diminution des eaux, estime le programme des Nations unies pour l’environnement. En plus de cela, ont craint pour l’approvisionnement mondial en nourriture, principalement les grains essentiels tels que le riz, le blé et le maïs faisant ainsi bondir le prix des aliments de 3% à 84% d’ici 2050. http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/404694/climat-catastrophe-a-l-horizon

Comme Karl Marx le montre dans son œuvre Le Capital, la Terre est le magasin des hommes, elle nous donne des ressources pour se nourrir et des matières pour travailler. En d’autres termes : « la terre (et sous ce terme, au point de vue économique, on comprend aussi l’eau), de même qu’elle fournit à l’homme, dès le début, des vivres tout préparés, est aussi l’objet universel de travail qui se trouve là dans son fait. » Depuis le début de l’humanité, les hommes exploitent la terre et ses ressources pour subsister et se créer des outils. Tout cela n’a rien de négatif, car ainsi les humains ont évolué. Toutefois, lorsqu’on dit que c’est « aussi l’objet de travail universel », nous devrions penser aux générations futures. À notre époque, où la production de masse fait rage, nous devrions repenser les méthodes d’exploitation de manière plus intelligente écologiquement. Il est hypocrite de croire que la Terre est notre magasin sans penser aux futurs clients qui auront aussi besoin de ressources et de matières pour vivre. 
Philippe Descola, dans sa conférence à propos de Par-delà nature et culture, propose différentes visions expliquant le rapport de l’homme à l’environnement. Par exemple, il y a l’animisme, le totémisme, l’analogisme et finalement le naturalisme, caractérisant les sociétés modernes occidentales. L’ontologie naturalisme montre une dichotomie entre nature et culture. La culture réfère à l’espèce humaine et à son savoir-faire alors que la nature correspond au monde physique et universel qu’est notre environnement créant ainsi une hiérarchie et donnant le droit aux humains possédant la culture d’utiliser la nature. Toutefois, je crois qu’aujourd’hui les scientifiques sont d’accord pour dire que la planète nous alerte et il est temps de prendre les mesures adéquates.



Le message est clair. Je pose donc la question suivante à tous les plus hauts dirigeants de la Terre, qu’attendez-vous ? Les experts en environnement sont d’accord pour dire qu’il en coûtera beaucoup plus cher économiquement si l’on tarde à agir. Vous qui ne voulez pas laisser de dette aux futurs citoyens de votre pays, vous êtes en train de faire la plus grosse erreur en ne tenant pas compte de ces alertes répétées. Il est temps de prendre les choses en mains, car vous qui ne comptez que sur le gain du plus grand capital et la création d’emplois vous laisserez un néant derrière vous, car il n’y aura plus de richesses naturelles, ne serait-ce que pour subvenir à nos besoins.

Sara Toulouse

Bibliographie
Marx, Karl. « Production de valeur-d’usage », Le Capital, Livre 1, Section III, chapitre VII, Les classiques de sciences sociales, 1867.


Descola, Phillipe. « À propos de Par-delà nature et culture », Conférence, Revue Tracés, 2007, pp. 231-252.

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