QU'ATTENDONS-NOUS ?
Un nouveau rapport
du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) est
sorti le 31 mars 2014 http://ipcc-wg2.gov/AR5/images/uploads/IPCC_WG2AR5_SPM_Approved.pdf. Très
peu médiatisé, peut-être dû aux élections, ce rapport montre qu’un point de non-retour
a été atteint et qu’il est plus que temps d’agir si l’on veut sauver l’espèce
humaine. Les scientifiques de tous les continents sont en accord sur ce point,
du pôle Nord au pôle Sud, en passant par les pays en voie de développement aux
pays industrialiser, tout le monde sera affecté de manière significative par la
modification du climat.
Par exemple, d’ici
2050 il ne sera plus possible de pêcher le poisson commercialement dû à la
diminution des eaux, estime le programme des Nations unies pour
l’environnement. En plus de cela, ont craint pour l’approvisionnement mondial
en nourriture, principalement les grains essentiels tels que le riz, le blé et
le maïs faisant ainsi bondir le prix des aliments de 3% à 84% d’ici 2050. http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/404694/climat-catastrophe-a-l-horizon
Comme
Karl Marx le montre dans son œuvre Le
Capital, la Terre est le magasin des hommes, elle nous donne des ressources
pour se nourrir et des matières pour travailler. En d’autres termes : « la
terre (et sous ce terme, au point de vue économique, on comprend aussi l’eau),
de même qu’elle fournit à l’homme, dès le début, des vivres tout préparés, est
aussi l’objet universel de travail qui se trouve là dans son fait. »
Depuis le début de l’humanité, les hommes exploitent la terre et ses ressources
pour subsister et se créer des outils. Tout cela n’a rien de négatif, car ainsi
les humains ont évolué. Toutefois, lorsqu’on dit que c’est « aussi l’objet
de travail universel », nous devrions penser aux générations futures. À
notre époque, où la production de masse fait rage, nous devrions repenser les
méthodes d’exploitation de manière plus intelligente écologiquement. Il est
hypocrite de croire que la Terre est notre magasin sans penser aux futurs
clients qui auront aussi besoin de ressources et de matières pour vivre.
Philippe
Descola, dans sa conférence à propos de Par-delà
nature et culture, propose différentes visions expliquant le rapport de l’homme
à l’environnement. Par exemple, il y a l’animisme, le totémisme, l’analogisme
et finalement le naturalisme, caractérisant les sociétés modernes occidentales.
L’ontologie naturalisme montre une dichotomie entre nature et culture. La
culture réfère à l’espèce humaine et à son savoir-faire alors que la nature
correspond au monde physique et universel qu’est notre environnement créant
ainsi une hiérarchie et donnant le droit aux humains possédant la culture
d’utiliser la nature. Toutefois, je crois qu’aujourd’hui les scientifiques sont
d’accord pour dire que la planète nous alerte et il est temps de prendre les
mesures adéquates.
Le message est
clair. Je pose donc la question suivante à tous les plus hauts dirigeants de la
Terre, qu’attendez-vous ? Les experts en environnement sont d’accord pour
dire qu’il en coûtera beaucoup plus cher économiquement si l’on tarde à agir.
Vous qui ne voulez pas laisser de dette aux futurs citoyens de votre pays, vous
êtes en train de faire la plus grosse erreur en ne tenant pas compte de ces
alertes répétées. Il est temps de prendre les choses en mains, car vous qui ne
comptez que sur le gain du plus grand capital et la création d’emplois vous
laisserez un néant derrière vous, car il n’y aura plus de richesses naturelles,
ne serait-ce que pour subvenir à nos besoins.
Sara Toulouse
Bibliographie
Marx, Karl. « Production de
valeur-d’usage », Le Capital, Livre 1, Section III, chapitre VII, Les
classiques de sciences sociales, 1867.
Descola, Phillipe. « À propos de Par-delà nature et culture », Conférence, Revue Tracés, 2007, pp. 231-252.


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