La collection des distributeurs de bonbon Pez
De nos jours, la
technologie ne cesse de prendre de l’expansion dans la vie de chacun. Elle
devient une partie intégrante de nous, une fois celle-ci incorporée dans notre
mode de vie ou plutôt dans notre culture. Comme Shalins le souligne; « c’est
la culture qui fait la société, qui la fonde, et la société qui fait l’homme. »
Autrement dit, nous, humains inconscients de toute la réalité qui nous entoure,
sommes le produit de la société qui est elle-même fondée par la culture que
l’on crée selon notre époque. Imaginez-vous pouvoir passer une journée entière
sans votre portable, sans votre ordinateur et avant tous sans une connexion internet?
(Ahh quelle horreur!) Effectivement, il est presque impossible de s’imaginer
une vie sans ces supports technologiques intégrés dans nos sociétés modernes.
Personnellement, j’aurais beaucoup de difficulté à être à jour dans mes travaux
sans mon portable connecté à internet (la communication serait beaucoup plus
difficile). Un peu comme dans l’optique de Simmel dans les rapports
impersonnels, l’internet éloigne ce qui est proche et rapproche ce qui est
loin. Par exemple, deux amis dans le même cours séparé de moins de quelques
mètres peuvent se communiquer via internet sans que le professeur s’en
aperçoive (ce qui éloigne l’échange). En contrepartie, deux amis séparés par
une plus grande distance (outremer, Québec — France) peuvent aussi se
communiquer sans éprouver toute la complexité de la chose (ce qui rapproche
leurs échanges). Nous sommes tous rendus à utiliser pour divers motifs le WEB.
Et pour certains, tout passe par le web même les paiements de facture et
l’encaissement des chèques. Quoi de plus pratique que de faire des paiements de
facture sans bouger de chez soi. Pas étonnant que l’utilisation conventionnelle
du web ait évolué depuis. (Comme le dictions le dit : c’est un mal pour un
bien (ou le contraire si vous voulez). Comme le dirait Schumpeter, la
destruction créatrice dans un système capitaliste est basée sur l’innovation
qui est synonyme de transformation d’activités existantes par une nouvelle.
Ces dernières années, un
autre enjeu en lien avec le web surgit; celui du commerce électronique ou
autrement dit le e-commerce. Le commerce en ligne désigne tous les types
d’échange impliquant l’argent et plus particulièrement de vente à distance de
biens, de l’information ou un service (Simmel). C’est au même titre que la
vente au sens conventionnel du terme où il engage un contact avec le vendeur et
l’acheteur cependant la seule différence se tient sur le plan de la distance et
le support utilisé pour effectuer la transaction de l’achat. Qui n’a jamais
fait d’achat sur eBay? Ce type de transaction permet de choisir le produit en
vente encore une fois sans sortir de chez soi, mais en plus elle permet de
faire des ventes de produits à notre tour. Donc les rôles comme acheteur et
vendeur changent, les gens peuvent avoir un droit de propriété qui va dans le
sens de la logique de Proudhon avec sa conception sur la propriété. La
possession d’un bien permet d’avoir un rapport privilégié, mais aussi de
posséder un bien économique.
eBay est à la tête de
ce type de vente en ligne. À lui seul, il possède une grosse part du marché de
vente en ligne. Le fondateur de ce site est Pierre Omidyar, un Iranien vivant en Amérique. Son idée émerge avec la petite collection de distributeurs de
bonbon Pez de sa copine. Pierre a eu l’idée du siècle pour aider sa copine à
trouver ces distributeurs personnalisés, il décide de mettre en place un
système d’achat par enchère en ligne afin de pouvoir trouver tous les
distributeurs possibles dans le monde. À cette époque, le concept d’achat en
ligne était un peu tiré par les cheveux. Cependant, cette façon de fonctionner
est devenue un moyen pratique et accessible d’échanger des objets qui fait le
bonheur des uns quand il peut être les fardeaux des autres. Encore une fois, Schumpeter
présente l’innovation comme étant l’affaire des individus isolés ayant une idée
remarquable. Entre autres, si Pierre Omidyar n’avait pas entrepris ce projet
pour sa copine, il ne serait pas assis en ce moment sur des millions. Alors, mes
chers amis, ne vous arrêtez pas sur vos inspirations, allez les réaliser même
s’ils paraissent insensés.
Bibliographie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Omidyar
SOL2403-A-H14 — Sociologie des
organisations, Yanick Noiseau H14- SOL2403
— Sahlins, M. " La première société d’abondance"
dans âge de pierre, âge d’abondance.
L’économie des sociétés primitives, Paris, Gallimard, 1976.
L’économie des sociétés primitives, Paris, Gallimard, 1976.
— Schumpeter, Joseph. "Le processus de destruction créatrice" et "Les murs s’effritent",
Capitalisme, socialisme et démocratie, 1942
— Simmel, Georg. « La liberté individuelle », Philosophie de
l’argent, Paris, PUF, chapitre 4, pp. 411-444.
Fatma Karayapi
Fatma Karayapi
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