Eh Oui ! H&M sort sa troisième collection Conscious
de vêtements qui répondent à toute une logique de
conscience, d'éthique et de respect de l'environnement. Et nous, on
se demande, est-ce que cela ne représente pas la continuité d'un
modèle capitaliste et de consommation constante qui provoque
des externalités négatives à long terme ?
Avec l'avènement de l'ère numérique, comme certains l'appellent,
il y a eu certains changements au sein des sociétés. Un des
changement est celui de la relation avec le temps. On se retrouve
dans une relation au temps qui est éphémère, « La logique
économique a bel et bien balayé tout idéal de permanence, c'est la
règle de l'éphémère qui gouverne la production et la consommation
des objets » (Lipovetsky)
Tous les jours on est dans un constant va-et-vient d'images, de
publicités, d'informations qui ne cessent de se présenter sous nos
yeux. Cependant, avec l'ère numérique, comme certains experts la
nomme, les consommateurs ont un accès aux informations et sont
conscients et capables de penser par eux-mêmes et d'exiger aux
entreprises des changements par rapport à ce qu'ils veulent.
L'être humain d'aujourd'hui vit dans une dynamique et une jouissance
d'objets sans précédent(SAHLINS). Il y a une tendance à
l'accumulation d'objets qui ne connaît pas de limites et cela se
voit dans toutes les sphères de la vie quotidienne et dans toutes
les industries. Il y a, ce que Sahlins appelle, le « mythe de
la rareté » qui pousse les individus à consommer davantage et
faire du profit avec ce qu'est considéré comme rare.
Certes, avec des initiatives comme celle de H&M, on observe des
changements au sein des préoccupations de l'industrie du vêtement,
certaines entreprises (sous pression des consommateurs pour la
plupart des cas) ont décidé d'être socialement responsables. Si
l'on observe la page d'internet de H&M il y a une rubrique de
développement durable et ils ont même fait une rubrique des
dernières nouvelles de la marque. On peut se rendre compte qu'il y a
une mise en avant du développement durable et de ce que l'entreprise
est en train de faire à ce propos.
On peut en déduire que le cas de H&M peut être un exemple de la
direction qu'ont prit les entreprises capitalistes depuis plusieurs
années.
Ce ne sont plus les entreprises capitalistes (dans certains cas) qui
cherchaient à avoir du profit sans penser aux moyens et aux
conséquences.
Cependant, un autre sujet peut être mis en avant. Oui, l'entreprise
est en train de faire des changements au sujet du développement
durable, du respect aux êtres humains et à l'environnement, mais
ces sujets ne sont pas les seuls. H&M fait partie de l'industrie
considérée comme FAST FASHION. Cette industrie se caractérise par
des grandes productions en masse, une production dans des cycles plus
courts que le cas du SLOW FASHION. Cette industrie, à plusieurs
reprises, a été accusé de plagiat des créations des jeunes
créateurs et des grandes marques de luxe et de prêt-à-porter. Ici,
le thème est très délicat, puisqu'on ne peut pas parler de
propriété privée pour le cas de chaque création, mais où est la
place de
l'éthique des marques de vêtements comme H&M à ce propos ?
« Notre
rapport à la mode semble être une preuve supplémentaire de notre
boulimie d'objets » Lipovetsky.
Angie ROMAN
Angie ROMAN
- SOL2403-A-H14 - Sociologie des organisations, Yanick Noiseau Séance 2 et 5
- Lipovetzky, Gilles, L'empire de l'éphémère, Paris, Gallimard, 1987
- Erner, Guillaume, Victimes de la mode? Comment on la crée, pourquoi on la suit, Paris, La Découverte, 2004
- Baudrillard, Jean, La société de consommation, Paris, Gallimard, coll. Folio essai, 1970
- Atlant, Monique et Droit, Roger-Pol, Humain, une enquête philosophique sur ces révolutions qui changent nos vies, Paris, Flammarion, 2012


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire