Nous pouvons observer tous les jours les
désavantages et les inégalités qu’apporte le capitalisme culturel à la partie
de notre société la plus démunie. Le capital culturel est un concept entamé par
Pierre Bourdieu qui désigne l’intégralité des capacités et des biens culturels
dont un individu dispose, y compris les diplômes scolaires.
Plusieurs études effectuées par statistique Canada
démontrent les désavantages qu’il apporte. Une première étude indique que la
majorité des emplois à faibles revenus sont occupés par des individus n’ayant
pas complété leur diplôme d’études secondaires. Une deuxième étude dévoile que
les étudiants qui appartiennent à un milieu à faibles revenus ont 50%, moins de
chances à entreprendre des études universitaires que les étudiants appartenant
à un milieu à forts revenus et cela reliés à des raisons financières. En
résumé, les individus qui ont un faible taux de capitalisme culturel occupent
les emplois les moins bien rémunérés et donc ne peuvent offrir un support
monétaire à leurs enfants, ce qui réduit leurs
chances d’entreprendre des études postes-secondaires. De plus, pour les
individus ont la chance d’entreprendre des études postes-secondaires, les
baccalauréats, qui il y a, quelques années ouvraient une multitude de portes à
leurs détenteurs, ne garantissent plus un emploi et sont maintenant considérés
comme la première étape à accomplir à l’effet à entreprendre un autre type de
formation ou de diplôme qui nous permettrait de remplir les qualifications de
base pour obtenir un emploi « souhaitable ».
Est-ce que tout cela veut dire que les possibilités
de réussite et de mobilité de notre génération sont none existante et vouée à
la chance ? Pas nécessairement! En réalité, le Canada a un niveau de mobilité
intergénérationnelle considérable. Lors d’une étude effectuée, en 2012,
intitulée « Measuring income mobility in Canada », le cheminement de
rémunération d’un échantillon d’un million de Canadiens fut observé entre 1990
et 2009. Les membres de cette étude furent séparées en 5 catégories (20% du
total par catégorie) qui représentaient le niveau de revenu. Cette étude
démontra que 87% des Canadiens, qui au début de l’étude se retrouvaient dans la
catégorie recevant un revenu inférieur, avaient une fois l’étude terminée, mutés
dans l’un des quatre groupes supérieurs. De plus, 2 membres du groupe à revenu
inférieur, sur 5, faisaient partie du 40% des revenues les plus élevées une
fois l’étude terminée. Le revenu du groupe à revenu inférieur augmenta de 635%
du début à la fin de l’étude tandis que le groupe à revenu supérieur avait
seulement vécu une hausse de 23% lors de la même durée.
Bref, même avec toutes les difficultés qu’apporte un taux faible
de capital culturel, tout n’est pas perdu. Bien qu’il soit plus facile pour les
individus qui ont des parents qui se retrouvent dans une classe sociale plus
élevée d’entreprendre des études universitaires, notre réussite et notre classe sociale ne
sont pas prédéterminées par la classe sociale à qui appartiennent nos parents.
Avec de la patience et de la persévérance, nous pouvons atteindre nos objectifs
et améliorer notre situation.
-Karine
Dignard
Références
Lammam,Charles.,
MacIntyre, Hugh (2012) Social mobility is alive and well in Canada, Fraser Institute. Repéré à https://www.fraserinstitute.org/article/social-mobility-alive-and-well-canada
Lammam,
Charles. Karabegovic, Amela. Veldhuis, Niels. (2012) Measuring income mobility
in Canada. Fraser Institute. Repéré à
https://www.fraserinstitute.org/studies/measuring-income-mobility-in-canada
Purdon, Nick.
Palleja, Leonardo (2017) The millennial side hustle, not stable job, is the new
reality for university grads. CBCNews:
Business. Repéré à http://www.cbc.ca/news/business/millennial-jobs-education-1.4009295
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