lundi 29 mai 2017

L’impact du capital culturel dans les sociétés modernes.



Nous pouvons observer tous les jours les désavantages et les inégalités qu’apporte le capitalisme culturel à la partie de notre société la plus démunie. Le capital culturel est un concept entamé par Pierre Bourdieu qui désigne l’intégralité des capacités et des biens culturels dont un individu dispose, y compris les diplômes scolaires.  

Plusieurs études effectuées par statistique Canada démontrent les désavantages qu’il apporte. Une première étude indique que la majorité des emplois à faibles revenus sont occupés par des individus n’ayant pas complété leur diplôme d’études secondaires. Une deuxième étude dévoile que les étudiants qui appartiennent à un milieu à faibles revenus ont 50%, moins de chances à entreprendre des études universitaires que les étudiants appartenant à un milieu à forts revenus et cela reliés à des raisons financières. En résumé, les individus qui ont un faible taux de capitalisme culturel occupent les emplois les moins bien rémunérés et donc ne peuvent offrir un support monétaire à leurs enfants, ce qui réduit leurs  chances d’entreprendre des études postes-secondaires. De plus, pour les individus ont la chance d’entreprendre des études postes-secondaires, les baccalauréats, qui il y a, quelques années ouvraient une multitude de portes à leurs détenteurs, ne garantissent plus un emploi et sont maintenant considérés comme la première étape à accomplir à l’effet à entreprendre un autre type de formation ou de diplôme qui nous permettrait de remplir les qualifications de base pour obtenir un emploi « souhaitable ».

Est-ce que tout cela veut dire que les possibilités de réussite et de mobilité de notre génération sont none existante et vouée à la chance ? Pas nécessairement! En réalité, le Canada a un niveau de mobilité intergénérationnelle considérable. Lors d’une étude effectuée, en 2012, intitulée « Measuring income mobility in Canada », le cheminement de rémunération d’un échantillon d’un million de Canadiens fut observé entre 1990 et 2009. Les membres de cette étude furent séparées en 5 catégories (20% du total par catégorie) qui représentaient le niveau de revenu. Cette étude démontra que 87% des Canadiens, qui au début de l’étude se retrouvaient dans la catégorie recevant un revenu inférieur, avaient une fois l’étude terminée, mutés dans l’un des quatre groupes supérieurs. De plus, 2 membres du groupe à revenu inférieur, sur 5, faisaient partie du 40% des revenues les plus élevées une fois l’étude terminée. Le revenu du groupe à revenu inférieur augmenta de 635% du début à la fin de l’étude tandis que le groupe à revenu supérieur avait seulement vécu une hausse de 23% lors de la même durée.

Bref, même avec toutes les difficultés qu’apporte un taux faible de capital culturel, tout n’est pas perdu. Bien qu’il soit plus facile pour les individus qui ont des parents qui se retrouvent dans une classe sociale plus élevée d’entreprendre des études universitaires,  notre réussite et notre classe sociale ne sont pas prédéterminées par la classe sociale à qui appartiennent nos parents. Avec de la patience et de la persévérance, nous pouvons atteindre nos objectifs et améliorer notre situation.

-Karine Dignard


Références

Lammam,Charles., MacIntyre, Hugh (2012) Social mobility is alive and well in Canada, Fraser Institute. Repéré à  https://www.fraserinstitute.org/article/social-mobility-alive-and-well-canada

Lammam, Charles. Karabegovic, Amela. Veldhuis, Niels. (2012) Measuring income mobility in Canada. Fraser Institute. Repéré à https://www.fraserinstitute.org/studies/measuring-income-mobility-in-canada


Purdon, Nick. Palleja, Leonardo (2017) The millennial side hustle, not stable job, is the new reality for university grads. CBCNews: Business. Repéré à http://www.cbc.ca/news/business/millennial-jobs-education-1.4009295

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