Le débat sur le rôle qu’occupe la femme dans nos
sociétés est toujours d’actualité, autant sur le plan éducatif que sur le plan
professionnel. En effet, l’idée que la femme n’est pas l’égale de l’homme est
une vision partagée par bon nombre de sociétés. Dans le présent article de
l’organisme SUCO (Solidarité-Union-Coopération) on voit comme l’indique les
chiffres de L’ONU, que sur un total de 143 pays ayant garantis l’égalité entre
les hommes et les femmes dans leur constitution en 2014, 52 autres n’ont pas
franchi le pas. La preuve en est que la discrimination basée sur le genre
persiste dans certaines sociétés et cela se ressent sur le plan éducatif. En
effet, beaucoup de jeunes filles encore de nos jours n’ont pas accès à l’école
malgré les sensibilisations, les luttes acharnées menées pour l’émancipation de
la femme. Pour l’heure les objectifs
sont loin d’être atteints et encore triste réalité est de constater que ces
inégalités se ressentent à l’échelle mondiale. En effet, si non seulement la
femme n’a pas accès au système éducatif comment celle-ci peut-elle prendre part
aux grands débats politiques afin d’apporter sa contribution à l’édifice de sa
société ? N’est-il pas vrai que nous sommes dans des sociétés bureaucrates où
l’occupation des grands postes se fait par la sélection des personnes aptes à y
répondre ? Alors qu’est-ce qui freinerait l’accès aux femmes à ces hauts postes
?
La réponse tout simplement est liée à une éducation de
base qu’on leur refuse, et les raisons de ce refus sont de prime à bord liées
aux valeurs culturelles, ou même religieuses etc... En effet, ceux-ci semblent
être les principaux moteurs qui justifient la non implication de la femme aux
grands discours politiques. Pour ces discours de types traditionnelles, la femme
a été crée pour répondre à des besoins spécifiques autres que ceux auxquels
prennent part les hommes. Cependant, cette classification de la femme comme
étant un être inférieur à l’homme persiste dans les consciences, déjà le simple
fait de la designer par le terme ‘femme’ renvoie immédiatement à l’idée de
faiblesse, ou d’être soumis, mise au service de l’homme pour le servir. Guillaumin
Colette, sociologue et féministe radicale explique bien cette représentation de
la femme dans nos sociétés à travers les termes « d’appropriation de la
femmes ». En effet, elle matérialise bien cette idée ‘d’appropriation de
l’être faible’ à travers l’exemple d’un objet que possède un individu. Il en
est de même avec l’esprit capitaliste, qui conçoit la propriété comme le mérite
de ceux qui peuvent et ont le droit au moyen de leur pouvoir d’achat, de
justement s’approprier ces objets au détriment des principaux acteurs que sont
les ouvriers. Ceux-là même qui ont véritablement œuvré à l’obtention de ces
objets. En effet, tout comme l’ouvrier qui met sa force de travail à la
disposition de son patron, la femme serait également une créature mise au
service de l’homme. Comme le constate
Guillaumin Colette, tout se passait comme si celle-ci d’or et déjà était
prédestinée à servir l’homme.
Cependant, en nous basant sur les chiffres énumérés
dans le présent article de la SUCO, il est évident qu’il y’a un progrès dans la
manière de percevoir la femme de nos jours, notamment dans certaines régions
d’Afrique qui ont longtemps été caractérisées par des valeurs traditionnelles.
Il faudrait même dire qu’on voit l’éducation de la femme comme un signe
prometteur du développement d’un pays.
KOBIANE BONSEMA
Bibliographie
Guillaumin,
Colette (1978).« Pratique du pouvoir et
idée de Nature: L’appropriation des femmes », Questions féministes, no.2,
extraits choisis.
http://suco.org/8mars2017/egalite/?gclid=CO7nzK29kdQCFYMCaQoddjMKzQ
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