dimanche 21 février 2016

Femmes et santé

En occident, les femmes sont confrontées à plusieurs rapport de domination et d’oppression. La domination est un phénomène structurel qui empêche les individus de s’autodéterminer, cela exclut leur spontanéité d’agir sur leurs décisions. Un exemple, on pourrait prendre la bureaucratie qui est une manière de hiérarchiser le fonctionnement de la population. L’oppression est un processus institutionnel systémique qui interdit l’émancipation des capacités des individus.
En effet, la structure économique, qui est le capitalisme, s’avère être au cœur de beaucoup de problèmes. Ce système fonctionne par le mode de production et de reproduction pour être dans une perspective de consommer ou encore de surconsommer. Cette perspective est mise en place dans la consommation des moyens de contraception à travers la matérialisation du corps des femmes en l’utilisant comme instrument. Ces moyens sont majoritairement faits pour les femmes.
Je m’explique, les femmes sont responsabilisées très tôt pour la consommation de produits hygiéniques vaginaux ou encore à tout ce qui a trait à la non reproductivité. En effet, elles sont vues comme un moyen de reproduction dans le système de santé. On leur donne la tâche de se procurer des moyens contraceptifs à un très jeune âge. Si elles ne le font pas, les femmes sont exposées à des questions stigmatisantes qu’on ne poserait pas à un homme car, les seuls moyens de contraception qu’on lui offre sont le condom et la vasectomie. Sachant, qu’elles sont souvent dépossédées du fonctionnement de l’ensemble de leur appareil reproducteur. Dû au fait, qu’elles auront moins tendance à se masturber ou encore avoir des relations sexuelles avec plusieurs partenaires, de peur de culpabiliser. Les femmes sont entretenues dans une culpabilité qui leur empêche de transcender dans leurs choix quotidiens, comme le travail, l’augmentation à la rémunération ou encore se mettre dans une position d’attente de peur de se réaliser à travers elles-mêmes.
Aussi, j’aperçois la matérialisation du corps de la femme à travers des besoins hétérosexuels dans la pratique du coït. En effet, cela se reflète dans une perspective d’homme blanc. Ainsi, les femmes sont discriminées par la tension du choix d’avoir un enfant ou d’avoir une carrière par le fait qu’elles sont utilisées comme un moyen de reproduction. Il faut comprendre que les États providences encouragent la maternité mais ne valorisent pas les épouses au foyer et donc elles ne profitent pas de l’assurance sociale.

En somme, les femmes gagnent 71% du salaire des hommes et les soins médicaux qui nous sont attitrés dans le domaine de la contraception sont dispendieux. Ainsi, les femmes qui ne vont pas chercher ces moyens ou encore qui ne peuvent se les procurer, seront stigmatisées dans un sens ou l’autre, car elles seront dites non responsables de leur corps. C’est par le contrôle du corps que l’oppression s’exécute ce qui empêche la femme de transcender son appareil reproducteur comme une personne libre et égale et non comme un moyen de reproduction. Ainsi, la domination imposée sur le corps des femmes est fait par le système de santé qui opprime les femmes dans leur autonomie de leur corps. 
Hélène Scheed

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