En
occident, les femmes sont confrontées à plusieurs rapport de domination et
d’oppression. La domination est un phénomène structurel qui empêche les
individus de s’autodéterminer,
cela exclut leur spontanéité d’agir sur leurs décisions. Un exemple, on pourrait
prendre la bureaucratie qui est une manière de hiérarchiser le fonctionnement
de la population. L’oppression est un processus institutionnel systémique
qui interdit l’émancipation des capacités des individus.
En
effet, la structure économique,
qui est
le capitalisme, s’avère être au cœur de beaucoup de problèmes. Ce système fonctionne par le mode
de production et de reproduction pour être dans une perspective de consommer ou
encore de surconsommer. Cette perspective est mise en place dans la consommation
des moyens de contraception à travers la matérialisation du corps des femmes en
l’utilisant comme instrument. Ces moyens sont majoritairement faits pour les
femmes.
Je
m’explique, les femmes sont responsabilisées très tôt pour la consommation de produits hygiéniques vaginaux ou encore à tout ce qui a
trait à la non reproductivité. En effet, elles sont vues comme un moyen de
reproduction dans le système de santé. On leur donne la tâche de se procurer
des moyens contraceptifs à un très jeune âge. Si elles ne le font pas, les
femmes sont exposées à des questions stigmatisantes qu’on ne poserait pas à un
homme car, les seuls moyens de contraception qu’on lui offre sont le condom et
la vasectomie. Sachant, qu’elles sont souvent dépossédées du fonctionnement de
l’ensemble de leur appareil reproducteur. Dû au fait, qu’elles auront moins
tendance à se masturber ou encore avoir des relations sexuelles avec plusieurs
partenaires, de peur de culpabiliser. Les femmes sont entretenues dans une
culpabilité qui leur empêche de transcender dans leurs choix quotidiens, comme
le travail, l’augmentation à la rémunération ou encore se mettre dans une
position d’attente de peur de se réaliser à travers elles-mêmes.
Aussi,
j’aperçois la matérialisation du corps de la femme à travers des besoins
hétérosexuels dans la pratique du coït. En effet, cela se reflète dans une
perspective d’homme blanc. Ainsi, les femmes sont discriminées par la tension
du choix d’avoir un enfant ou d’avoir une carrière par le fait qu’elles sont
utilisées comme un moyen de reproduction. Il faut comprendre que les États providences
encouragent la maternité mais ne valorisent pas les épouses au foyer et donc
elles ne profitent
pas de l’assurance sociale.
En
somme, les femmes gagnent 71% du salaire des hommes et les soins médicaux qui
nous sont attitrés
dans le domaine de la contraception sont dispendieux. Ainsi, les femmes qui ne vont
pas chercher ces moyens
ou encore qui ne peuvent se les procurer, seront stigmatisées dans un sens ou
l’autre, car elles seront dites non responsables de leur corps. C’est par le
contrôle du corps que l’oppression s’exécute ce qui empêche la femme de
transcender son appareil reproducteur comme une personne libre et égale et non
comme un moyen de reproduction. Ainsi, la domination imposée sur le corps des
femmes est fait par le système de santé qui opprime les femmes dans leur
autonomie de leur corps.
Hélène Scheed
Hélène Scheed
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